Blanca nieves

Réalisé par Pablo Berger
Film espagnol
Avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina

L'histoire:

Début du 20ème siècle, en espagne. Antonio Villalta est le plus grand des toreros, et son épouse la belle Carmen, qu'il aime d'un amour fou, va bientôt accoucher. Mais au cours d'une corrida il est gravement blessé et devient tétraplégique. Quand il revient à lui, on lui annonce que sa femme est décédée en accouchant d'une petite fille, Carmenita. Celle ci sera d'abord élevée par sa grand mère, alors que pendant ce temps, Encarna une infirmière cupide et méchante prend place dans la vie d'Antonio, l'épouse et en fait son jouet. A la mort de sa grand mère, Carmenita finit par retourner chez son père, mais elle n'est pas la bienvenue et sa belle mère fera tout pour séparer le père et sa fille et martyriser celle ci. C'est au tour d'Antonio de mourir et Encarna décide alors de faire assassiner Carmenita qui ne doit la vie sauve qu'à une troupe de nains ambulants, qui la recueillent et lui donnent le nom de blanche neige. Elle est devenue amnésique mais le destin va lui faire à nouveau croiser le chemin d'Incarna et venger la mémoire de son père...


Mon avis:

"The artist" a fait des émules: voilà un nouveau film muet en noir et blanc et format 4/3. Mais celui ci est réalisé dans un esprit ni parodique, ni en hommage aux films de l'époque: le réalisateur ose des plans originaux, et semble utiliser le noir et blanc et le muet dans le seul but de créer une atmosphère particulière, pleine de poésie...
L'idée de transporter le conte des frères Grimm dans le monde de la tauromachie marche très bien, et j'ai savouré les idées qui sont rajoutées à l'histoire originelles, qui lui rendent un aspect plus actuel et moderne, même si à la fin du compte on a quand même droit à une fable pleine de simplicité et personnelle: les 7 nains (qui ne sont que 6) font partie d'un cirque ambulant de "petit matadors", le père de Carmenita est le roi des toreros,  réduit en esclavage par la maladie, la méchante sorcière est en fait une infirmière avide de richesse, la fameuse pomme empoisonnée est un cadeau offert aux toreros dans l’arène et le prince charmant est remplacé par l'un des nains, qui sont alors moins asexués que leur version dessin animé.
L'aspect visuel du film, avec le choix de faire du muet noir et blanc, nous fait retrouver le lyrisme des films allemands du début du siècle, et rajoute de la beauté et de la fantasmagorie à l'affaire, avec une fin surprenante et pleine de poésie.
J'aurais du mal à trouver des défauts à ce film vraiment original et plein de personnalité.

Ma note:



Bon film!

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